L'atelier des Falière-Pariot
© Mazalto

Faussement naïves, aux couleurs vives et aux dessins en apparence simples, les œuvres de Jacqueline Falière se déploient dans des compositions éclatées, libérées de toute échelle et perpective réelles. Personnages aux proportions étonnantes, motifs, aplats de couleur et adjonctions de matière cohabitent dans un espace sans hiérarchie apparente. Relevant d’une figuration libre, son travail affirme une dimension lyrique et satirique traversée par un humour assumé.

Ici, pas de sens le lecture imposé : la narration ne se livre ni d’emblée, ni entièrement.
C’est au spectateur d’accepter le cheminement, d’abord visuel puis intellectuel. Si des indices sont disséminés, le regard se perd d’abord, hésite, ne sait pas où commencer.

Mais progressivement, d’élément en élément, les épisodes d’une histoire collective se recomposent sans jamais se figer, laissant place à l’interprétation.

Dans ce parcours, un va-et-vient constant s’installe entre fond et forme. Le regardeur n’est pas guidé mais invité. Il circule librement, compose sa propre lecture et s’implique dans la construction du sens.


Cette écriture fragmentaire, volontairement ouverte, fait émerger une mémoire collective, composée de scènes ordinaires, de souvenirs recomposés et de références partagées, où le récit se construit par touches successives et où chacun peut reconnaître des bribes de son propre vécu.
En suivant son fil d’Ariane, le spectateur traverse ces labyrinthes visuels où les événements se rejouent, colorés par le regard plein d’humour et de fantaisie de l’artiste.